Méthodologie

« Though this be madness, yet there is method in’t. » (1)

 

Je n’ai pas la prétention d’avoir un esprit méthodique. Je suis plutôt pêle-mêle, à dire vrai. J’ai tendance à me laisser traîner, à initier un projet sans le finir, et à lire trois romans à la fois sans n’en finir aucun. Du moins, c’est le cas depuis quelques années. Attribuez cela aux écrans, à l’alcool ou au manque de sommeil et vous aurez sans doute raison.

 

Mais je n’ai pas toujours été aussi épars. Quand j’avais 18-19 ans, je lisais des heures durant. Et je lisais n’importe quoi.

 

[centaine de mots supprimés // jugés non pertinents] (2)

 

Aujourd’hui, je suis plus sélectif. Je sais que je dois m’organiser si je veux passer au travers d’une fraction des livres qu’il me reste à lire. Ma bibliothèque personnelle est plus effrayante que réconfortante. La regarder, c’est moins y voir les possibilités que la morbide assurance que je ne fais que l’effleurer.

 

1. Hamlet, Act. II, sc. II
W. Shakespeare, 1602

2. Parmi les phrases supprimées, une liste d’auteurs découverts à l’époque: Paul Fort, Charles-Louis Philippe, Georges Courteline, James Joyce, Hegel (?!), Victor-Lévy Beaulieu, Claude Tillier, E.A. Poe, et une centaine d’autres.

Ce qui m’amène à la méthode.

Dans l’optique d’organiser l’inorganisable, je me propose de classifier mes notes. Ne cachant pas l’hénaurme influence qu’a eue sur moi l’œuvre de l’auteur allemand Arno Schmidt (3), je calquerai sa Spaltentechnik , la technique des colonnes.

Comme vous pouvez le constater, les pages et les entrées de mon « journal de bord » sont divisées en deux colonnes. L’une (principale) rassemble les éléments principaux de ma narration : récit du rêve, lectures actuelles connexes au phénomène, notes et croquis de ce qui m’est apparu. L’autre colonne (secondaire) concerne non seulement les annotations de la première colonne, mais également — comme c’est le cas chez Schmidt — les réflexions monologiques de mon soliloque intérieur. Il peut s’agir d’un commentaire répondant au contenu du corps de texte comme cela peut se présenter comme une digression jugée secondaire, sans pour autant être moins pertinente.

Sans vouloir dicter l’entreprise de navigation du lecteur, je note qu’il est préférable de consulter ce site sur un ordinateur. La taille du moniteur permet de visualiser l’ensemble du contenu des pages tandis qu’un plus petit écran (tablette, téléphone intelligent) ajuste automatiquement les marges des articles, les relayant au bas de la page. Pour éviter d’engendrer de telles erreurs d’affichages (contraires à l’intention originale de l’auteur), il est préférable de consulter le tout sur un ordinateur.

L’arborescence (4) du présent site est vouée à évoluer au fil du temps. Plus grand sera le nombre de rêves (visites dans la maison), plus étoffée sera notre connaissance du lieu. Chaque nouvel élément rêvé sera, à la manière d’une brique supplémentaire à l’édifice, publié dans la section « Éléments ». Chaque entrée sera classée à l’aide de mots-clés rendant la recherche ultérieure plus aisée.

Comme mon idée est de « cartographier » ou modéliser la maison, je mettrai à jour fréquemment une page statique provisoirement intitulée « État des lieux ». Cette page présentera un résumé de ce qui est connu de la maison. Les pièces « explorées » y seront décrites, tant en ce qui a trait à leurs dimensions que les objets/entités qui s’y trouvent.

Finalement, une page intitulée « Résonances » listera une sélection d’œuvres que j’ai consultées et qui ont eu un impact significatif sur mon projet. Cette page aussi sera fréquemment mise à jour.

3. Arno Schmidt
(1914-1979)

Auteur allemand m’ayant le plus influencé, tant dans ma vie de lecteur que d’écri=vain. Malheureusement partiellement disponible en traduction française, son oeuvre demeure la plus démesurée des entreprise que je connaisse.

4. arborescent, ente
(ar-bo-rè-ssan,) adj.

Terme de botanique. Se dit des plantes herbacées dont les tiges ou rameaux prennent la consistance de ceux des arbres.

Outils

Scanner

Mon Fujitsu ScanSnap IX500 fait des merveilles. Acheté d’un rich kid du McGill Ghetto sur Kijiji pour 100$ en novembre, la patente numérise jusqu’à 75 pages chargées verticalement dans son top-feeder. Tu mets ta pile, tu pèses sul piton pis voilà le travail.

Le logiciel de traitement d’images qui vient avec le driver permet d’océriser (OCR = Optical Character Recognition) les documents textuels pour les rendre cherchables automatiquement. Initialement acheté pour numériser des dizaines de boîtes d’archives de la Société des amis de Jacques Ferron, mon ScanSnap sert aussi à numériser mes notes.

Tablette à dessin / Photoshop

Une cheap-ass tablette à dessin achetée sur un site douteux pour une vingtaine de piasses, mon Huion H420 fait la job en masse. Si j’étais un artiste accompli, je ne dis pas. Mais je suis médiocre en dessin, comme vous êtes sur le point de le constater. Cependant, pour coloriser des croquis faits au plomb, c’est tout simplement parfait. 

 

J’utilise un bon vieux Photoshop pour le traitement des images. La tablette, aussi cheap soit-elle, est sensible à la pression. Pour annoter les marges de mes pdf sans scrapper les originaux, y’a pas mieux.

The Sims

Vous avez bien lu. Ouais, les esti de Sims. Quand je réfléchissais à un moyen de représenter graphiquement la maison de mes rêves, je me suis cogné à une pléthore de logiciels coûteux, difficiles d’emploi ou qui ne comprenaient pas les fonctions que je recherchaient. Je n’ai pas des années à consacrer à apprendre AutoCAD. Je n’ai pas envie de payer un abonnement mensuel pour utiliser Planner5D. Mais quand les soldes d’hiver frappent Steam, The Sims 4 tombe à 5$.

 

Comme la plupart des gens de mon âge, j’ai joué aux Sims (1er opus) quand j’avais 9-10 ans. J’avais franchi le rubicon en réalisant qu’on pouvait télécharger des items faits par des membres de la communauté et les mettre dans nos dossiers d’installation du jeu pour diversifier la bibliothèque. Je ne sais pas si ça se fait toujours, mais si c’est le cas, je vais me gâter solide.

Mais je ne suis pas là pour jouer. Je veux exclusivement utiliser le jeu pour ses fonctions architecturales. La plupart des logiciels que j’ai essayés ne me permettaient pas de jouer avec la nivellation du terrain. Mais avec The Sims, tout est possible. Tout.

Et pis, je le fais aussi un peu pour le lol.