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Ma lecture de l’incipit du premier livre de Soir bordé d’or, sur une musique de Chilly Gonzales (Treppen)

Arno Schmidt a encore tapé dans mon compte de banque. À l’occasion de la remise de mon mémoire de maîtrise, je me suis payé une gâterie: la réédition française de 2015 d’un des Spätwerk de Schmidt, Abend mit Goldrand, dans son imposante traduction française par Claude Riehl, traducteur génial de la plupart des romans de l’auteur allemand d’après-guerre. J’avais déjà acheté l’édition originale du roman, publié en 1975, cinq ans après son magnum opus (Zettels Traum dont j’ai déjà parlé à de nombreuses reprises ici, ici, ici, ici et ici) mais je n’avais jamais réussi à mettre la main sur sa traduction française. Épuisée depuis longtemps, la première traduction française datant de 1991 était hors de prix. En 2015, un second tirage de 300 copies a frappé les libraires françaises, mais encore une fois, le prix était loin d’être modique. J’ai fini par en trouver un exemplaire, sous les 200 dollars, une aubaine, vu le prix original fixé à 180 euros.

Il y a quelques temps déjà, j’étais tombé sur un entretien radiophonique avec un grand lecteur de Schmidt en français, propriétaire de la librairie Ptyx, à Ixelles en Belgique. Ce dernier s’essaie à un résumé de Soir bordé d’or, que je vous invite à écouter. Une histoire somme toute simple, voire banale dont l’intérêt se retrouve principalement dans la narration et la forme du livre. Un autre monstre en A3, formule préférée de Schmidt. Je vous laisse à la contemplation et j’y retourne.