Dernières acquisitions (ça fait un bail) – 19/07/2017


Je vivroie liement – Guillaume de Machaut (XIVe siècle)

Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à l’exercice. Pourtant, j’ai continué à accumuler les livres. Voici ceux m’étant tombés sous la main et que j’ai estimés digne d’intérêt.

Irish Literature: Irish Authors and Their Writings in Ten Volumes

Une série de 1904 ayant appartenu à mon grand-oncle.

Gargantua et Pantagruel – Rabelais

Petite édition de poche intéressante parce qu’illustrée par Gustave Doré.

Histoire poétique du Quinzième siècle (2 vol) – Pierre Champion

Publiée en 1923, cette histoire poétique regroupe les plus grands poètes et trouvères du XVe siècle. Je connaissais déjà Champion pour ses travaux sur Villon. J’ai sauté là-dessus comme une mouette sur un burger.

Hara-Kiri: Japaneser Ritual Suicide – Jack Seward

On sait jamais, ça peut toujours servir.

Oedipe et Oedipe recommencé + Téléthéâtres – Hubert Aquin

On les attendait depuis plus de trente ans. Ils sont finalement parus il y a un mois ou deux. Ajoute un pan important au corpus aquinien.

schlechte Augen (und) in fremden Zungen – Friedhelm Rathjen

Dans la série des connexions entre James Joyce et Arno Schmidt. Rathjen est le spécialiste indéniable sur le sujet. L’a fait un très bon travail de correspondances entre les deux oeuvres.

Dritte Wege (F. Rathjen) + Arno Schmidts Joyce-Rezeption (1957-70) (Robert Weninger)

Même veine. L’étude de Weninger est la première à s’être penché sur les liens entre l’auteur irlandais et son homologue allemand. Très intéressant et relativement rare. Fait cocasse, la copie la moins dispendieuse disponible sur le marché se trouvait à Saint-Armand, dans le compté de Brome-Missisquoi…

La Messiade – Friedrich Gottlieb Klopstock

C’est justement en lisant Arno Schmidt que j’ai découvert Klopstock. Selon Schmidt (un auteur connu pour son inventivité langagière absolument débridée), Klopstock aurait été l’un des premiers à jouer avec la langue. Dans ses Berechnungen, Schmidt affirme que c’est à Klopstock que l’on doit l’allemand moderne. Une belle copie ici de 1840, de la traduction d’un poème phare de l’époque, la Messiade. La copie porte un envoi de la traductrice, la Baronne de Carlowitz, à la Comtesse de Coëtlogon.

Absinthe: History in a Bottle – Barnaby Conrad III

Joli ouvrage sur l’histoire de l’absinthe et de sa popularité montante durant la belle époque. Donne le goût d’en boire, ce que je fis.

Poésies de Victor Hugo et François Coppée

De très beaux exemplaires des œuvres poétiques choisies de Victor Hugo (1897) et François Coppée (1887).

The Magic City: Midway Plaisance

L’un des deux magnifiques volumes de photographies d’époque (voir celui sur Paris, ci-bas) que je me suis procuré. Date de 1894 et porte sur l’Exposition Universelle ayant eu lieu (entre autres) dans le parc de Midway Plaisance, en Illinois l’année précédente, en 1893.

Beautiful Paris: A Portfolio of Photographs

Même éditeur que le volume précédent, ce portfolio parisien nous emmène droit durant la Belle Époque. 1894.

La Légende d’un Peuple – Louis Fréchette

Classique de poésie canadienne-française. Très bel exemplaire de la première édition, faite à Paris par la Librairie Illustrée, datée de 1887.

The Plays of Christopher Marlowe

Petit volume de toutes les pièces du dramaturge élisabéthain que je viens de découvrir, Marlowe. J’en avais naturellement entendu parlé il y a quelques années, quand j’ai lu le Faust de Goethe, Marlowe ayant été le premier dramature a faire une adaptation théâtrale de la légende du sorcier, mais sans plus. J’ai foutu mon nez là-dedans récemment et puis suis tombé sous le charme. Son Faust est splendide, tout comme son Edward II.

The World of Christopher Marlowe – David Riggs

Mais presque aussi intéressante que son oeuvre est sa vie. Contemporain de Shakespeare (né seulement deux mois avant lui), Marlowe est entouré d’un halo d’incertitude. Enfant prodige, il est choisi dès l’enfance pour être éduqué aux frais de l’État et devient rapidement l’un des plus grands esprits de l’Angleterre de son temps. La Reine Élisabeth I le fait entrer à ses ordres au sein des services secrets. Marlowe finira assassiné, dans une taverne, pour une connerie d’argent « qui paiera la facture » (the Reckoning, comme on dit alors). Mais encore une fois, le mystère est total et les conditions de la mort de Marlowe sont plus que nébuleuses. Certains prétendent que les pièces de Shakespeare (dont nous ne disposons d’ailleurs d’aucun manuscrit) sont de nul autre que… Marlowe.

The Reckoning (Charles Nicholl) et The Marlowe Papers (Ros Barber)

La biographie de Marlowe par Nicholl est certainement la plus connue. Lui a valu un notoriété considérable quand ledit livre est sorti en librairie et s’est venu à la manière d’un best-seller. On la compara d’ailleurs à un roman policier, bien ficelé, ce qui n’est pas étonnant vu le mystère entourant la vie du dramaturge, digne des plus grands romans d’espionnage. Le roman de Barber est, quant à lui, une prouesse digne de ce nom. Roman biographique écrit entièrement en vers, il est est écrit par l’une des chercheuses les plus convaincues de la théorie « marlovienne », c’est-là-dire, qui remet en question la véracité de l’authorship de Shakespeare.

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