Justin Trudeau lit l’incipit de Prochain Épisode d’Hubert Aquin

(via CBC Digital Archives)

Well done, Justin!

 

À l’occasion de la victoire, en 2003, de la traduction anglaise de Prochain Épisode (Next Episode, Sheila Fleischmann).

Lu à la manière d’une page d’Évangile.

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Trois Listes – Rabelais/Joyce/Eco


La Boulée – Robert Charlebois

 Rabelais 
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 Joyce 
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 Eco 
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Bel Incipit no. 7 – Voyage au Bout de la Nuit (Céline)


Sur un air de Sagapool – Entracte

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Le manuscrit médiéval et la peur du vide


L’ours de l’auberge – Francesco (Auberge du Dragon Rouge)

Il m’arrive (un peu trop souvent) de perdre mon temps. Perdre mon temps, c’est vite dit. Disons que je préfère parfois feuilleter de vieux manuscrits médiévaux que d’avancer mon mémoire de maîtrise. Ma découverte, il y a quelques années, de la collection numérique de la BnF (Gallica) est certainement responsable de plusieurs de ces heures passées à faire autre chose que ce que je devrais faire.

En janvier, j’ai mis la main sur un livre du nom de Master of Death: The Lifeless Art of Pierre Remiet Illustrator. Remiet était illustrateur et enlumineur de manuscrits au XIVe siècle. On ne sait que très peu de chose sur sa vie sauf qu’il semble s’être autoproclamé le « Maître de la Mort ». Comme l’auteur de Master of Death le précise, le manuscrit médiéval était souvent, à tout le moins à l’époque qui concerne Remiet, surchargé. Le texte était souvent condensé et dès qu’un saut de paragraphe le permettait, une image venait combler l’espace laissé vacant. Comme si le codex médiéval avait une certaine peur du vide.

Dans son livre, Michael Camille fait référence à une instance bien particulière, dans un manuscrit de 1393 du nom de Pelerinage de vie humaine par Guillaume de Deguilleville (B.N Français 823), au folio 18 verso, pour être plus précis, un rare « trou » est visible dans le texte. Une image devait s’y trouver, comme nous l’indique la directive du relieur à l’illustrateur, mais n’a finalement jamais été réalisée:

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Plus clairement:

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L’identité de l’enlumineur, Remiet, est aussi supputée par un lecteur bien plus tardif (probablement au XVIIIe ou XIXe siècle) dans les premières pages du livre.

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Le nom de l’enlumineur etait Remy ou Remiet. fol. 18 ver.)

J’suis peut-être nerd, mais moi, ça, ça me branche comme découverte.

« Pas pour les universitaires tout cela » – VLB

jack

marde

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