I Need You – The Beatles

 

Parce que oui, je suis cheezy, et que j’aime les Beatles.
Aussi parce que c’est ma chanson préférée du groupe.
Également parce que George est brillant.
Parce que ça sera toujours à propos.

Voilà pourquoi.

La tour des miracles – Georges Brassens

C‘est certainement le livre le plus drôle que j’ai lu de ma vie.  Tu sais, le genre de livre que tu lis dans le métro en te retenant de ne pas rire trop vertement pour ne pas avoir l’air trop fou ?  Bah, c’est de ça dont je te parles.  C’est de La tour des Miracles dont je te parles.  Le premier et dernier roman de Georges Brassens, publié en 1953 pour faire plaisir à ses amis qui le harcelaient d’écrire un truc rigolo.  En fait, tout juste avant La Tour, il y eut La Lune écoute aux portes, le même roman à quelques détails près.  C’est d’ailleurs ce premier jet qui m’inspira mon compte-gouttes.

Et il a bien fait de dire oui, Georges, parce que c’est tordant.  Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, lisez donc cet extrait…  Si vous en avez envie, vous le trouverez en librairie pour moins de 6 ridicules dollars.  Ce truc vaut de l’or…

Est-ce que ce monument de grand style a fait date dans l’histoire ?  Non, certainement pas.  Mais une chose est certaine, c’est que si vous aimez l’humour un peu rugueux mais les belles phrases bien léchées, ce livre est pour vous.  Courrez vite chez votre libraire, vous ne le regretterez pas.

Le Gaz – Jacques Brel

 Le Gaz 
Tu habites rue de la Madone
Une maison qui se déhanche
Une maison qui se tire-bouchonne
Et qui pleure à grosses planches
L’escalier colimaçonne
C’est pas grand non oh non mais y a de la place
Tu habites rue de la Madone
Et moi moi je viens pour le gaz

Tu as un boudoir plein de bouddhas
Les bougies dansent dans leurs bougeoirs
Ça sent bon c’est sans histoires
Ça ruisselle de taffetas
C’est rempli de photos de toi
Qui sommeilles devant la glace
Tu as un boudoir plein de bouddhas
Et moi moi moi je viens pour le gaz

Tu as un vrai divan de roi
Un vrai divan de diva
Du porto que tu rapportas
De la Porte des Lilas
Tu as un petit chien et un grand chat
Un phono qui joue du jazz
Tu as un vrai divan de roi
Et moi moi moi je viens pour le gaz

Tu as des seins comme des soleils
Comme des fruits comme des reposoirs
Tu as des seins comme des miroirs
Comme des fruits comme du miel
Tu les recouvres tout devient noir
Tu les découvres et je deviens Pégase
Tu as des seins comme des trottoirs
Et moi moi moi moi je viens pour le gaz

Et puis chez toi y a le plombier
Y a le bedeau et y a le facteur
Le docteur qui fait le café
Le notaire qui sert les liqueurs
Y a la moitié d’un artilleur
Y a un poète de Carpentras
Y a quelques flics oui et puis la main de ma soeur
Et tout ça est là pour le gaz

Allez-y donc tous rue de la Madone
C’est pas grand non mais y a de la place
Allez-y donc tous rue de la Madone
Et dites bien que c’est pour le gaz.

L’homme tonneau, bouffé d’oxygène musico-Diogène.

Parce que c’est une magnifique chanson de Polémil Bazar que j’écoutais à outrance dans mes pérégrinations européennes.  Parce que c’est une chanson de ruelle.  Parce que la boîte à musique qui tisse le fil de la chanson nous ramène dans une enfance qu’on a pas connue.  Parce qu’il faut parfois savoir admirer l’art pour ce qu’il est.  Parce qu’il est permis d’apprécier la beauté pour la beauté.  Voilà les parce que du pourquoi de l’homme tonneau.

Rue du Temps – Les Ogres de Barback

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