A pint of plain is your only man – Flann O’Brien
- Le 22 février 2012
- Par Antoine Malette
- Dans Divers
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Un poème comique de Flann O’Brien, auteur que m’a présenté tout récemment un enseignant. Honte à moi de ne pas l’avoir découvert plus tôt… Lu ici par Eamon Morrissey. Le poème se nomme A Pint of Plain is your Only Man et est extrait de son premier roman, At Swim-two-Birds, datant de 1939.
Note: La première strophe n’est pas récitée ici par Morrissey.
When things go wrong and will not come right,
Though you do the best you can,
When life looks black as the hour of night -
A PINT OF PLAIN IS YOUR ONLY MAN.
When money’s tight and hard to get
And your horse has also ran,
When all you have is a heap of debt -
A PINT OF PLAIN IS YOUR ONLY MAN.
When health is bad and your heart feels strange,
And your face is pale and wan,
When doctors say you need a change,
A PINT OF PLAIN IS YOUR ONLY MAN.
When food is scarce and your larder bare
And no rashers grease your pan,
When hunger grows as your meals are rare -
A PINT OF PLAIN IS YOUR ONLY MAN.
In time of trouble and lousey strife,
You have still got a darlint plan
You still can turn to a brighter life -
A PINT OF PLAIN IS YOUR ONLY MAN.

Belfast Confetti – Ciaran Carson
- Le 12 février 2012
- Par Antoine Malette
- Dans Poésie
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Encore un brin de poésie irlandaise, en ce dimanche matin. Découverte du jour: Ciaran Carson. Carson est un poète nord-irlandais, de Belfast, dans la lignée de Longley, Heaney, Hartnett et compagnie. Toujours en vie, il enseigne à la Queen’s University of Belfast. Je vous offre ici un de ses poèmes les plus connus, accompagné d’une lecture par l’auteur lui-même. Bon dimanche !

Suddenly as the riot squad moved in, it was raining
exclamation marks,
Nuts, bolts, nails, car-keys. A fount of broken type. And the
explosion.
Itself – an askerisk on the map. This hyphenated line, a burst
of rapid fire…
I was trying to complete a sentence in my head but it kept
stuttering,
All the alleyways and side streets blocked with stops and
colons.I know this labyrinth so well – Balaclava, Raglan, Inkerman,
Odessa Street -
Why can’t I escape? Every move is punctuated. Crimea
Street. Dead end again.
A Saracen, Kremlin-2 mesh. Makrolon face-shields. Walkie-
talkies. What is
My name? Where am I coming from? Where am I going? A
fusillade of question- marks.

Prayer before Birth – Louis MacNeice
- Le 11 février 2012
- Par Antoine Malette
- Dans Poésie
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Quand, lors d’un gris samedi matin, tu redécouvres un enregistrement original de Louis MacNeice, qui lit un de ses poèmes, tu te sens obligé de le partager. Bonne écoute !
Un des poèmes les plus puissants du XXe siècle…

I am not yet born; O hear me.
Let not the bloodsucking bat or the rat or the stoat or the
club-footed ghoul come near me.I am not yet born, console me.
I fear that the human race may with tall walls wall me,
with strong drugs dope me, with wise lies lure me,
on black racks rack me, in blood-baths roll me.I am not yet born; provide me
With water to dandle me, grass to grow for me, trees to talk
to me, sky to sing to me, birds and a white light
in the back of my mind to guide me.I am not yet born; forgive me
For the sins that in me the world shall commit, my words
when they speak me, my thoughts when they think me,
my treason engendered by traitors beyond me,
my life when they murder by means of my
hands, my death when they live me.I am not yet born; rehearse me
In the parts I must play and the cues I must take when
old men lecture me, bureaucrats hector me, mountains
frown at me, lovers laugh at me, the white
waves call me to folly and the desert calls
me to doom and the beggar refuses
my gift and my children curse me.I am not yet born; O hear me,
Let not the man who is beast or who thinks he is God
come near me.I am not yet born; O fill me
With strength against those who would freeze my
humanity, would dragoon me into a lethal automaton,
would make me a cog in a machine, a thing with
one face, a thing, and against all those
who would dissipate my entirety, would
blow me like thistledown hither and
thither or hither and thither
like water held in the
hands would spill me.Let them not make me a stone and let them not spill me.
Otherwise kill me.

Les Quatre sans cou – Robert Desnos
- Le 5 février 2012
- Par Antoine Malette
- Dans Divers
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Pour la simplicité de la chose, mais également pour la finesse du mot…

Lecture de Jean-Louis Trintignant
Ils étaient quatre qui n’avaient plus de tête,
Quatre à qui l’on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.
- Extrait des Quatre sans cou de Robert Desnos.
Messe en Jean Mineur – Boris Vian
- Le 2 février 2012
- Par Antoine Malette
- Dans Divers
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Vian « pornographe », c’est possible ? Bah, un peu que c’est possible ! Celui qui croyait tout savoir de Vian après s’être farci l‘Écume des Jours au CÉGEP peut aller se rhabiller ! Ou encore mieux, il peut se procurer les Écrits pornographiques du romancier-parolier-trompettiste de Saint-Germain-des-Prés et se régaler… En attendant, voici une petite entrée pour vous mettre l’eau à la bouche…

AMIS je veux éjaculer
Tout le vieux foutre accumulé
Dans la boutique de mes couilles
Je sens se roidir mon andouille
Il n’est plus temps de reculer
Mâle, femelle, âne ou citrouille
Ce soir je vais tout enculer
C’EST à l’église que je veux
Sodomiser tous ces morveux
Enfilons nos noires soutanes
Pareils aux boules des platanes
Nos roustons noirs font les nerveux
Nous sommes nus sous nos roupanes
Passe une belle aux longs cheveux
DEGAINONS la trique violette
Qui hennit et rompt sa gourmette
Echappant à nos couturiers
Je lève mon noir tablier
La belle lèche ma quéquette
Attisant le feu meurtrier
D’une langue rose et proprette
VOICI que le corbeau croasse
Voici que mon engin bavasse
Et que déjà brament les chantres
Tantôt je sors et tantôt j’entre
Et je répands l’âcre lavasse
Issue du doigt que j’ai au ventre
Au bénitier de sa conasse
MON sperme a craché sur sa tombe
Et là mon braquemard retombe
Mais la belle sait mille tours
Et me tend son cul de velours
Cul de houri cul de colombe
Qui s’offre rose et sans détours
Et je m’y rue comme une bombe
COMME une flèche dans la cible
Comme un protestant dans la bible
Ma queue palpite de bonheur
Et la belle rit de douleur
Cul d’une courbure indicible
Plus ferme qu’un cul de facteur
De foutre il faut que je te crible
SE dégageant d’un coup de hanches
Elle se retourne et se penche
Sur le bâtonnet rabougri
Et dégoûté de mistigri
Elle a de grands yeux de pervenche
Et me suçotte mon grigri
MIRACLE ! AMIS, C’ETAIT DENTS BLANCHES !
L’APOTHEOSE alors éclate
Un beau cardinal écarlate
Encule les enfants de choeur
Qui chantent faux de tout leur coeur
Se branlant dans une tomate
Le curé décharge – vainqueur…
Un spectacle offert par COLGATE !